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Les Laelia rupicoles.

Classification et synonymie.

  • Sous-famille : Epidendroideae.
  • Tribu : Epidendreae
  • Sous-tribu : Laeliinae
  • Genre : Laelia Lindl.

Environnement.

Les Laelia rupicoles sont originaires du Minas Gerais, région du Brésil.

Ces Laelia sont de petites tailles et compacts. On peut en cultiver une trentaine sur un demi-mètre carré. Les fleurs sont de bonnes tenues et de belle taille par rapport à la plante. Les couleurs des fleurs se réparti du blanc au rouge vif en passant par l’orange, le rose et le jaune également. Il existe également certains cultivars bleuté (Coerulea).

Dans leur zone d’origine, ces Laelia poussent sur des plateaux entre 500 et 2300 mètres d’altitudes.
Le climat est aride et très sec l’hiver et plus humide l’été. La végétation est pauvre, Elles poussent sur des rochers, se réfugiant dans le substrat de la moindre crevasse.

La pauvreté de la végétation les expose au soleil direct. Les plantes sont devenues plus trapues, avec des feuilles épaissies pour se protéger de la rudesse calorifique ainsi que la pigmentation rouge violacée.
Cette pigmentation provient d’une molécule de défense (les anthocyanes) que produit la plante contre la forte luminosité et le soleil brulant.

Le climat du Minas Gerais est humide pendant la moitié de l’année pendant laquelle les plantes croissent vite. Cette période humide correspond à notre hiver. Passé cette période, certaines plantes fleurissent directement, d’autres vont attendre la prochaine saison. Pendant l’hiver, les pluies sont quasiment inexistantes pendant presque mois et les plantes arrêtent leur croissance. Les chutes de températures nocturnes permet la création de rosée qui permet un maintient de la turgescence cellulaire pendant la période de repos. Les Laelia rupicoles sont donc soumis à une alternance de chaud et de froid, d’humidité et de sécheresse. Le vent et le soleil séchant rapidement l’eau d’une averse.

Selon leur altitude de répartition, ces Laelia vont subir des températures allant jusqu'à 30°C la journée et 12°C la nuit en été. En hiver, les températures oscilleront entre 20°C la journée et 5°C la nuit. De petites gelées sont également occasionnellement possibles. Cette alternance de chaud et de froid est essentielle à une bonne floraison après l’hiver.

Culture.

La règle générale est de recréer le climat qui règne dans leur région d’origine.



La lumière.

Vu l’ensoleillement dans leur région naturelle, il leur faut un maximum de lumière toute l’année.
Elles supportent le soleil direct en été mais il faut éviter à tout prix de les placer plein soleil juste derrière une vitre. Une véranda, une serre ou un orchidarium est nécessaire.

La température.

Ils ne craignent pas la chaleur mais des températures fraîches même froides l’hiver (8°C) leur sont indispensables. Les journées chaudes et ensoleillées en hiver leur sont également bénéfiques ; une température de 20 à 30°C est convenable.

Substrat.

L’idéal pour ces plantes qui vivent dans les anfractuosités des rochers, c’est de reconstitués un substrat constitué de 80% de graviers et sable grossier, 20% d’écorce fine, un peu de charbon de bois.
Afin de faciliter le ressuyage et pour que le substrat sèche rapidement, les plantes doivent être plantées dans un pot de terre cuite.

Engrais.

Un engrais complet est nécessaire tous les 15 jours pendant la croissance. On le stoppera pendant la période de repos hivernal. De l’engrais en poudre style poudre de corne, poudre de sang peut être additionné en surface du pot.

Humidité et arrosage.

En été, l’humidité atmosphérique leur est indifférente ; en hiver, l’hygrométrie ne doit pas dépasser 70%. Les arrosages seront prodigués le soir en été et être assez fréquent. L’arrosage se fera par pulvérisateur pour plus de facilité de répartition de l’eau.
En hiver, on n’arrosera pas les jours gris et une très légère vaporisation sera donnée les jours ensoleillés, et que la température remonte à 20°C

Ventilation.

Été comme hiver, le meilleur endroit pour les cultiver est près de la porte qui est le plus souvent ouverte. Un ventilateur est également le bienvenu pour éliminer la stagnation de l’humidité et permettre de sécher rapidement après l’arrosage.

Quelques espèces de Laelias rupicoles.

Laelia angereri, L. bahiensis , L. briegeri, L. blumenscheinii, L. bradei, L. brevicaulis, L. cardimii, L. caulescens, L. cinnabarina, L. cowanii, L. cripata, L. crispilabia, L. duvenii, L. endsfeldszii, L. esalqueana, L. flava, L. gardneri, L. ghillanyi, L. gloedeniana, L. guilangi, L. gracilis, L. harpophylla, L. hispidula, L. itambana, L. kautskyana, L. kettiana, L. liliputana, L. longipes, L. lucasiana, L. lundii, L. mantiqueirae, L. milleri, L. mixta, L. pfisterii, L. reginae, L. oestermayerii , L. rupestris, L. sanguiloba, L. tereticaulis.

Sources

  • Cattleya, Laelia et genres voisins; Chiron et ROguenant; 2002; éditions BELIN
  • Les laelia; M. Bolly; REvues des Orchidophiles réunis de Belgiques; trimestriel n°9; 1988
© Bertrand Lerot

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