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Les Cyrtochilums.

Lorsque le genre Cyrtochilum fut crée en 1816, les 51 espèces connues et listées par Garay et Stacy présentent des fleurs d’une large taille avec tous les segments floraux charnus. Malgré cette distinction, Lindley a regroupé toutes les espèces dans une section du même nom sous le genre Oncidium. Ce n’est que récemment que ces espèces sont repassées sous le genre Cyrtochilum.

Les plantes sont assez grandes et sont donc biens souvent inappropriés pour les petites serres. Par contre elles sont bien moins exigeantes au niveau de la chaleur. Dans l’ensemble, se sont des plantes à floraison printanière ou estivale dont les teintes principales sont le jaune et le brun avec pour certaines espèces, des pigmentations blanches ou rouges.

La majorité des espèces sont natives du Pérou, du Venezuela, d’Equateur, de Colombie et du Guatemala.

Les espèces reconnues par Kew:

alboroseum, andreettae, angustatum, annulare, anthoxanthum, articulatum, auratiacum, aureum, auropurpureum, baldeviamae, balli, brachypterum, caespitosum, cimiciferum, cinereobrunneum, confertum, confusum, cordatum, cryptocopis, cuencenum, cumandae, davisii, decolorans, densiflorum, detortum, diceratum, diodon, dipterum, distans, divaricatum, dodianum, edwarduun, englerianum, examinans, exasperatum, falcipetalum, fidicularium, flexuosum, fractiflexum, fractum, funis, gargantua, geniculatum, gracielae, gracile, graminoides, grandiflorum, gyriferum, halteratum, hastatum, hoeijeri, incarum , insculptum, ioplocon, ixioides, kopfianum, lamelligerum, lapacense, leopoldianum , leucopterum, ligulatum, linguiforme, longipes, loxense, macasense, macranthum, matangense, megalophium, meirax, melanthes, mendax, metallicum, methonica, mezae, microxiphium, minax, misasianum, miserrimum, X monacranthum, murinum, myanthum, orgyale, ornatum, pardinum, pastasae, plicigerum, plurituberculatum, porrigens, prasinum, pusillum, ramosissimum, retusum, revolutum, rhodoneurum, ringens, rostratum, rusticum, sanderianum, scabiosum, schildhaueri, schulzei, serratum ,sharoniae, simulans, stegasaurum, stenochilum, tenense, tetracopis, tetraplasium, tricostatum, trifurcatum, trilingue, tucumanense, tumiferum, turpe, umbonatum, umbrosum, undulatum, ustulatum, ventilabrum, vierlingii, villenaorum, viminale, volubile, weirii, werneri, williamsianum, xanthodon, zebrinum

Les Cyrtochilum de la section Cyrtochilum.

Cette section, contenant quelques 50 espèces dépareillées, est la plus large section du genre. Des fleurs larges et spectaculaires qui ont, pour la plupart, comme caractéristique d’avoir des pétales et des sépales charnus.

Les espèces listées par Garay et Stacy

aemulum (syn. halteratum1), annulare, baldeviamae, brachypterum, cordatum, costatum (syn. divaricatum1), cryptocopis, detortum, diceratum, engelii (syn. zebrinum1), englerianum, falcipetalum, fallens (syn. diceratum1) , flavovirens (=Oncidium flavovirens2), gargantua, grandiflorum, gyriferum, halteratum, incarum, insculptum, kienastianum (syn. trilingue1), lamelligerum, leopoldianum, loxense, lucescens (syn. annulare1), ludens (syn. tetracopis1), macranthum, mendax, metallicum, microchilum (=Trichocentrum microchilum2), microxiphium, minax, monachicum, orgyale, pastasae, phylloglossum (syn. xanthodon1), plagianthum (syn. xanthodon1), rostratum, serratum, simulans, superbiens (syn. halteratum1), tenense, tetracopis, trifurcatum, trilingue, tucumanense, ustulatum, ventilabrum, volubile, xanthedon, zebrinum.

1 repris d’après la liste de KEW.
2 Nom accepté par Kew
  • Description de quelques espèces.
Cyrtochilum falcipetalum

Cyrtochilum falcipetum a été décrit par Hawkes comme produisant des pseudobulbes de 7,5 à 10 cm de long, portant normalement des feuilles par paires de 25 à 37,5 cm de long et des 2,5 à 5 cm de large. L’inflorescence est forte, doucement penchée avec ses 3 mètres de long et irrégulièrement ramifiée. Chaque ramification est plutôt courte et porte de 3 à 5 fleurs qui s’épanouissent sur une longue période. Chaque fleur mesure 7,5 cm de long, les sépales sont riche en brun roux avec un bord proche du jaune, fortement égratignée. Le sépale dorsal est un peu rond et les sépales latéraux en forme d’œuf. Les pétales sont plus petit, en forme de faucille, les bords très onduleux, jaunes, tacheté de brun dans la partie basale. La lèvre est étroite et comparativement long et de couleur brun pourpre. La crête est étroite au sommet en face de laquelle se trouve un groupe de tubercule pointu. La colonne présente une aile ressemblant à une corne sur chaque coté de la surface stigmatique. Cette espèce est native du Venezuela et fleurit en automne jusqu’à au début de l’hiver. Elle est introduite en culture en Europe depuis 1886.




Cyrtochilum lamelligerum est natif d’Equateur, et à été cultivé depuis 1871. Williams le décrit comme étant une espèce très noble et belle avec des fleurs produites le long d’un épi ramifié. Le sépale dorsal est en forme de rein, ondulé et de couleur brun intense bordé de jaune. Les sépales latéraux sont similaires au sépale dorsal, mais ils sont plus long et les bases sont en forme de coin sur un coté. Les pétales sont un peu en forme de flèche, courbés, jaunes pâles et tachetés de brun vers la base. La lèvre a des lobes latéraux triangulaires et un lobe médian allongé. Cette espèce fleurit en été avec des hampes florales pouvant atteindre 2 à 3 mètres de long.


Cyrtochilum macranthum

Cyrtochilum macranthum a été décrit par Williams en 1894 comme étant un « magnifique Oncidium étant l’un des plus belles espèces introduite ». Cette espèce présente des pseudobulbes luisants qui varient d’une taille de 10 à 15 cm de long, de 5 à 6,5 cm de diamètre, groupés ensembles. Les paires de feuilles ont habituellement 45 cm de long et peu texturée. L’inflorescence mesure jusqu’à 4 m de long, paniculée. Les ramifications sont habituellement courtes, chacune portant de 1 à 4 fleurs. Ces fleurs sont probablement les plus grandes du genre, hautement variable dans chaque région, jusqu’à des formes de plus de 10 cm de diamètre. Elles sont de longue durée, avec sépales jaunes lavés de brun clair. Les pétales sont similaires mais avec leur bord plus crispé, habituellement vif, jaune pâle parfois lavé de brun clair vers la base. La lèvre est plus petite que les autres segments, en forme de flèche avec lobes latéraux en forme de bec principalement pourpre-violet ; le lobe médian est en forme de langue et blanc. Native du Pérou mais également de l’Amérique Centrale, il est noté qu’elle occupe des altitudes élevées. L’espèce est cultivée depuis 1867. D’innombrables formes distinctes sont connues ainsi que d’autres espèces qui sont liées à l’espèce macanthum.



Cyrtochilum serratum

Cyrtochilum serratum est une espèce à floraison estivale. Elle possède des pseudobulbes ovales de 15 cm de long et de 4,5 cm de diamètre. Les feuilles par paires croissent de 45 cm de long. L’inflorescence est courbée, grimpant à 2 – 3 m de long, distinctement ramifiée dans sa partie supérieure. Les fleurs de 7,5 cm sont vraiment magnifique, les sépales brun noisette avec un liseré jaune. Les pétales sont plus courts, plus crispés et dentés à l’apex, les deux tiers basal sont brun noisette et l’autre tiers jaune clair. Le petit labelle est brun pourpre. Elle est originaire d’Equateur et du Pérou et a été cultivée depuis 1850.




Moir notes qu’il y a 3 types de fleurs dans les espèces incluses dans cette section :

  • Celles qui présentent des pétales parfaitement plats et rigide à angle droit par rapport au sépale dorsal. aemulum, cordatum, loxense, lucescens, macranthum, mendax, metallicum, minax, monachicum, orgyale, ventilabrum ;
  • Celles qui ont des pétales souples et ébouriffés. Ex. lamelligerum ;
  • Celles qui on des pétales très ébouriffés qui entourent l’avant de la fleur. Ex. falcipetalum, annulare.


Les Cyrtochilum de la section Cimicifera.

Cyrtochilum cimicifera

Les espèces de cette section se distinguent par la nature charnue de tous les segments floraux. Les fleurs sont petites à minuscules et peu visibles sur la plante. La colonne ne présente pas d’ornement sur les bords du stigmate. Moir notes qu’il existe deux divisions dans cette section : celles qui présentent des fleurs très unies et celles qui ont présentent des fioritures à la base du labelle de forme triangulaire et très convexe. Ces espèces sont indigènes de l’Equateur, de la Colombie et du Venezuela. Elles requièrent des conditions aérées, humides et fraiches bien qu’un certain nombre d’espèces apprécieront de la chaleur en hiver. Elles apprécieront également l’ombre au soleil direct, mais resteront dans des conditions bien éclairée. A cause de leurs petites fleurs, ces plantes n’intéresseront que peu les collectionneurs excepté les cultivateurs aimant ce type de botanique chez les orchidées.


Cyrtochilum de la section Cimicifera ballii, brachystrachys (=Oncidium brachystrachys2), cimiciferum, cocciferum (syn. flexuosum1), diodon, exaperatum, macropus (syn. cimiferum1), meirax, mentigerum (syn. myanthum1), murinum, porrigens, rotundatum (syn. porrigens1), rusbyi (syn. cimiciferum1), rusticum, saltabundum (syn. porrigens1), saxicola (Oncidium saxicola2), tricostatum, trulla (syn. flexuosum1), turpe, umbonatum.
1repris d’après la liste de KEW.
2Nom accepté par Kew

Culture.

Les plantes sont en croissance toute l’année et en conséquence doivent être arrosée toute l’année ; toutefois il faut réduire quand la croissance se ralentit pendant l’hiver. Elles requièrent des températures fraiches (7 – 10°C). Ce sont des plantes originaires d’altitudes élevées ; des bruines fraiches agrémentée de fortes pluies quotidiennes sans variations signifiantes de température, et où le mouvement d’air est constant. Les espèces apprécient des conditions appropriées pour les Odontoglossum. Il y a quelques plantes d’altitudes plus basses qui demandent des conditions plus chaudes intermédiaires (12 – 15°C). Un léger mouvement d’air constant est nécessaire afin d’accroitre la croissance et diminuer les bactéries et champignons causant les pourritures des racines. Il est possible de cultiver les Cyrtochilum en pots en plastique ou en terre cuite en assurant un bon drainage mais également en panier ou sur plaque. Le substrat est composé d’écorce de pin de petit à moyen calibre avec l’ajout d’agent drainant tels que les billes d’argiles expansées ou des pierres de laves et de la sphaigne (10-20%). Un rempotage tous les 2 à 3 ans sera satisfaisant. La culture sur plaque de morceaux d’écorce de liège, de fougères arborescentes, ou de noix de coco. Un engrais équilibré sera administré toute l’année en réduisant toutefois la fréquence lors du période d’ensoleillement moins important

Calendrier saisonnier :

Printemps

Température : jour 12-16 °C (max 20°C) ; nuit (min 7°C) 8-10°C. Situation lumineuse en gardant le substrat humide tout le temps mais pas trempé. Engrais dès les nouvelles croissances. Rempotage dès que les nouvelles pousses et racines apparaissent.

Eté :

Température : jour 14-18°C (max 20°C) ; nuit (min 8°C) 10-12°C Situation lumineuse sans soleil direct ; garder le substrat humide et arroser en fonction de la température ambiante. Diminuer l’engrais azoté à la maturation des pousses et augmenter le phosphore et le potassium (engrais de ratio 1 :1 :1 ou 2 :3 :2). Eviter de rempoter ou d’endommager les racines à cette période.

Automne :

Température : jour 12-15°C (max 20°C) ; nuit (min 5°C) 7-10°C Situation lumineuse et garder le substrat humide mais non trempé. Réduire les applications d’engrais en fonction de la diminution de la croissance de la plante (ratio 1 :1 :1). Rempotage possible mais prévoyez assez de temps pour le rétablissement de la plante avant l’hiver.

Hiver :

Température : jour 12-15°C (max 18°C) ; nuit (min 5°C) 7-10 Situation lumineuse. Toujours humide mais jamais détrempé. Fertilisez de temps en temps jusqu’à ce que les nouvelles pousses apparaissent. A ce moment, donner un engrais plus riche en azote (ratio 3 :1 :1)

Source :

  • Oncidium – A Cultural Guide ; Wellington Orchid Society Incorporated.
  • http://www.kew.org/
  • Photos issues du net, dans la conformité des descriptions.
© Bertrand Lerot

Copyright © Orchidstory.be 01 janvier 2011.