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Quels engrais utiliser pour fertiliser ses plantes ?

Voilà une question qui revient souvent et qui pose souvent beaucoup de questionnement. Quel(s) engrais puis-je utiliser pour engraisser mes plantes ? Face à la diversité d’engrais présente dans les jardineries et magasins divers, comment choisir le bon engrais adapté à ma plante ? Est-ce que n’importe quel engrais peut être utilisé n’importe comment pour mes orchidées ?

Pour répondre à ces différentes questions, il faut d’abord se reposer sur diverses observations et connaissances de la plante à fertiliser et de sa culture. Et pour ce faire, il faut connaître trois points importants :

  • Quelle(s) plante(s) est-ce que vous cultivez ?
  • Dans quel substrat cultivez-vous vos plantes ?
  • Quel type d’eau utilisez-vous ?.

Quelles plantes cultivez-vous ?

Il existe des engrais adaptés à chaque type de plantes, des engrais pour plantes d’orangerie, des engrais pour culture hydroponique, des engrais pour hortensia, des engrais pour plantes d’appartement, pour géranium, pour plantes de balcons, etc…

Pour cet article, dans lequel on parle de la culture des orchidées, nous choisirons les engrais les plus adaptés selon le substrat et l’eau employés.

Pour cela, il faut tout d’abord savoir quelle espèce nous cultivons. En effet, selon la zone d’origine (et donc son milieu de vie), chaque espèce va recevoir une certaine dose d’engrais (généralement de source organique dans la nature) qui sera forte ou non. Ainsi les plantes se sont adaptées à leurs conditions et certaines sont sensibles à la concentration en sels (comprendre concentration en engrais) contenue dans la solution nutritive tandis que d’autres seront des plantes avides d’engrais.

Prenons deux exemples dans les extrêmes : les Disa sont des plantes sensibles aux concentrations de sels élevées tandis que les Cymbidium sont beaucoup plus tolérantes aux fortes concentrations.
Ceci va influencer la dose d’engrais à apporter à notre solution nutritive.

Il n’existe pas ou très peu de table donnant les concentrations maximales qu’une espèce peut supporter au niveau des Orchidées. Il faut généralement faire des recherches dans les livres ou sur la toile, et notamment dans les forums où l’expérience des cultivateurs peut apporter des informations à ce sujet.

Cette notion de concentrations d’engrais sera surtout à surveiller dans le cas de culture en substrats artificiels dans lesquels il n’y a pas de matières organiques pour faire un tampon et une adsorption des éléments nutritifs formant une réserve et permettant de relarguer les éléments petit à petit.

Quels substrats sont possibles dans la culture des orchidées ?

Pour la culture des orchidées, il existe de multiples et divers subst

  • Les substrats dit « naturels » qui regroupent les écorces de pin, la tourbe, la sphaigne, la mousse de jardin, le terreau, etc.
  • Les substrats dit « artificiels » dans lesquels nous retrouvons la laine de roche, les billes d’argiles expansés (argex), les mousses synthétiques, etc.
  • Savoir dans quel substrat on cultive et connaître les caractéristiques des substrats va permettre de choisir quel engrais choisir par la suite.

    Quelle eau utilise-t-on ?

    Le choix de l’eau est également important car son interaction avec les engrais est évidente et inévitable.

    Quelle eau existe-t-il couramment :

    • Eau de ville ou eau de conduite : cette eau est généralement calcaire, elle contient donc des carbonates de magnésium et de calcium qui ont pour action de former un pouvoir tampon et éviter les chutes et élévation de pH brusque lors de l’ajout de l’engrais. De plus la charge minérale présente est déjà élevée (valeur donnée par l’électro-conductimètre, variable selon les régions).
    • Eau de ville ou de conduite adoucie : eau de ville dans laquelle les ions calcium et magnésium sont remplacés par des ions sodium. Cette eau est donc non tamponnée ou très peu tamponnée et possède une conductimétrie élevée.
    • Eau de pluie : eau non tamponnée qui subit donc très vite les changements de pH par l’ajout d’engrais et de faible conductimétrie au départ.
    • Eau osmosée/distillée : eau presque pure, à ne jamais utiliser sans ajout d’engrais ce qui pourrait provoquer une déminéralisation des racines et de la plante suivi de lésions si l’utilisation est répétée fréquemment. Eau non tamponnée.

    Les types d’engrais disponibles.

    • Les engrais organiques : ils existent sous forme liquide et sous forme solide. ils sont à action durable et demandent le plus souvent de subir une transformation en éléments nutritifs plus petit avant d’être assimilés par la plante. ces engrais sont à action acidifiante.
    • Les engrais minéraux : existent sous forme liquide et solide. On va retrouver des formulations différentes selon le type d’engrais employés. Le plus important à savoir, c’est si ils sont à tendance acidifiante, neutre ou alcalinisante. un engrais sera à tendance acidifiante si il contient de l’azote sous forme ammonical et/ou sous forme d’urée. On peut ajouter à ça la forte teneur en potassium dont la forme utilisée est à tendance acidifiante.
      un engrais sera à tendance neutre si l’azote est majoritairement sous forme de nitrate. un engrais basifiant sera un engrais dont l’engrais contient plus ou moins de Ca ou Mg< /li>

    A savoir que la majorité des engrais des jardineries sont à tendance acidifiante, il vaut mieux donc parfois se tourner vers des engrais spéciaux pour hydroponie qui sont généralement à tendance neutre.

    Quel engrais choisir ?

    • La culture en substrat organique.

      Ici le substrat va former un tampon par ses caractéristiques et cela, différemment selon le type de substrat (voir lien plus haut). De plus un substrat organique pourra « stocker » des éléments nutritifs par son pourvoir adsorbant et donc permettre d’être moins précis dans les doses d’engrais données.
      Mais il faut toujours éviter de gaspiller l’engrais donc éviter les excès de dosage au maximum car les engrais coûtent cher et demandent beaucoup d’énergie pour les produire.


      • et de l’eau de ville/conduite.

        Dans ce cas, on pourra utiliser de l’engrais acidifiant puisque le tampon créé par l’eau de conduite permettra de contrer la tendance acidifiante de l’engrais. On utilisera cette culture pour les toutes les plantes exceptés les plantes sensibles aux fortes concentration salines.


      • et de l’eau de conduite/ville adoucie.

        Ici on utilisera un engrais légèrement acidifiant ou alcalinisant vu que le calcaire a été remplacé par du sodium. Donc il n’y a plus d’effet tampon dû à l’eau mais le substrat jouera le rôle de maintien et de régularisation des engrais et du pH jusqu’au prochain rempotage.

      • et de l’eau osmosée ou de l’eau de pluie.

        Ici soit on coupera l’eau avec un peu d’eau de ville pour la tamponner avec un engrais légèrement acidifiant. Soit on utilisera l’eau en l’état mais on choisira des engrais à tendance neutre.

    • La culture en substrats artificiels.

      Ici l’effet tampon et adsorbant du substrat est quasiment nul, il faut donc choisir ces engrais essentiellement en fonction de l’eau utilisée.

      • et de l’eau de ville/conduite.

        À éviter de préférence sauf si on ne sait pas obtenir un autre type d’eau. Dans ce cas on choisira des engrais acidifiants. Cette eau ne pourra pas être utilisée pour les plantes sensibles aux sels car elle est naturellement fortement chargée (entre 300 et 700µS selon les régions)

      • et de l’eau de ville/conduite adoucie.

        Idem que pour l’eau de ville non adoucie sauf qu’ici on utilisera des engrais légèrement acidifiant ou neutre

      • et de l’eau de pluie.

        L’eau idéale pour la culture. Faiblement chargée en général. Utilisée pure, on choisira des engrais à tendance neutre. On peut y ajouter un peu d’eau de ville pour former une eau tamponnée et choisir des engrais un peu plus acidifiant.

      • et l’eau osmosée.

        Eau très très faiblement chargée en sels, on la réservera pour les plantes sensibles au sels tels que les Disa. L’engrais à utiliser sera à tendance neutre.

      • Bonne culture à tous.

    Copyright © Orchidstory.be 01 janvier 2011.